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"L’Art et la Manière..." n°3 mars 2003

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Plein soleil...

Voilà les sept flammes du soleil de DIES pleinement incarnées par les sept représentants étudiants de nos listes élus aux conseils centraux de Paris-IV ! De petits que nous étions, cette période de campagne comme une sourde crise de croissance nous découvre étonnamment grandis. DIES encore inconnu il y a 2 semaines est devenu par les suffrages que vous lui avez accordés la 2ème force syndicale de Paris-IV. Merci étudiants sorbonnards de Malesherbes, de Clignancourt, de l’Institut de Géographie où nous sommes majoritaires, jusqu’à ceux de Michelet et de la Sorbonne, merci de nous avoir donné ce poids considérable dans les décisions importantes de votre université. Vous nous avez choisi pour notre innocence, notre soif d’idéal, allons-nous les garder ? Vous nous avez fait confiance et qu’allons-nous faire maintenant ? Sous vos regards curieux et interrogateurs nous sommes en plein jour et comptons bien rester pleinement nous-mêmes : un syndicat apolitisé et éminemment politique . Aussi nous ne répondrons toujours qu’aux questions que nous découvrons en vous. Nous ne rattacherons jamais vos demandes, vos souhaits ou vos idées à un modèle que nous aurions forgé et qui y répondrait systématiquement. Cela implique donc une double exigence : que vos suggestions soient le reflet d’un réel besoin et que nous sachions vous écouter et redonner naissance à la vie étudiante ! Voilà le mot d’ordre qui commandera toute notre action pendant les 2 ans où nous siègerons aux conseils centraux. Nous savons certes que la Sorbonne est très vaste et que bon nombre d’étudiants n’y viennent que pour obtenir un diplôme. Cependant il est impossible que ces étudiants constituent la majorité, car alors l’Université perd sa raison d’être : celle de former les esprits, d’éveiller les consciences, de répondre à l’appétit de connaissance. L’Université veut-elle encore dire quelque chose pour vous ? si vous sentez qu’elle ne tient sa vie que de vous, entendez alors notre engagement : nous voulons tous vous prendre en compte, dans votre irréductible particularité, c’est-à-dire votre personne totale : à vous d’en avoir le courage et de ne pas vous contenter de l’impersonnalité qui satisfait tout le monde mais ne comble personne. Car nous n’oublions pas que chacun réfléchit en étudiant. Les abîmes qu’il découvre au sujet de tel pays, de telle étude géographique, de tel livre, de telle œuvre ne sont qu’autant d’abîmes qu’il commence à sonder à l’intérieur de lui-même. Dès cet instant il ne peut atteindre la plénitude sans y avoir jeté quelque lumière. C’est alors qu’il essaie de se connaître, de saisir la véritable personne que recouvre l’homme mondain et impersonnel. Que peut-il espérer de plus réjouissant que de se sentir entouré d’autres étudiants comme lui ? N’y aurait-il pas un soleil plein de ses sept flammes, chargé de les réunir sous le même jour ?

Louis LEDERLE

Diem non perdidi

Chaque jour apprendre, chaque jour progresser, chaque jour grandir et être plus heureux, c’est s’endormir chaque soir un peu moins bête comme dit le dicton. Tel est le comportement de l’étudiant véritablement amoureux de la connaissance. Ecoutez la célèbre lamentation de l’empereur Titus lorsqu’il avait passé une journée sans trouver l’occasion de faire le bien : « diem perdidi », « j’ai perdu ma journée ». Il avait raison l’empereur ! Ne pas faire une bonne action, c’est se priver de progresser intérieurement, c’est se priver d’un certain bonheur et d’un certain trésor qu’on accumule en soi. En bref, c’est avoir perdu sa journée. Parce qu’à DIES on se met au service des étudiants, nous trouvons toujours l’occasion de rendre un petit service par-ci, un petit renseignement par là (ou de grands services en siégeant aux conseils), nous sommes fiers de pouvoir dire que nous ne perdons pas notre temps et nous pouvons renverser l’adage « DIEM NON PERDIDI ! ». Puisse le nom de notre association sans cesse nous rappeler que nos jours sont trop précieux pour les perdre...

Vingt-Hanaps

Nous avons battu la campagne...

Depuis quelques temps, en plus de nos actions habituelles, un souci nous ani¬mait : pour pouvoir continuer à vous servir, poursuivre les réunions de doléances que nous avons mises en place, organiser de nouvelles conférences, pren¬dre part aux conseils afin que les réformes de l’Université soient en faveur des étudiants, il fallait que vous nous accordiez à nouveau votre confiance, plus encore qu’il y a deux ans. La survie de notre syndicat en dé¬pendait. Nous nous sommes donc mis en campagne, afin de vous faire prendre conscience de l’importance de notre action et de la chance pour vous d’avoir un syndicat non politisé, totalement indépendant, composé unique¬ment d’étudiants comme vous, prêts à vous représenter. Nous nous sommes donné du mal, mais ce fut dans la joie. Conjuguant examens semestriels et confection du programme, apprenant « sur le tas » règles de communication et fonctionne¬ment de logiciels informatiques, nous avons veillé tard et nous sommes levés tôt. Petit à petit, nous avons vu notre nombre s’agrandir. C’est avec bonheur que nous avons constaté que la porte du local s’ouvrait de plus en plus fréquemment sur des têtes nouvelles, amis, sympathi¬sants, amis d’amis, amis d’amis d’amis.... venant s’informer et proposer leur aide. DIES grandis¬sait soudainement. C’était bien plus que le petit groupe du début. Cette énergie initiale se communiquait et semblait désormais se diffuser d’elle-même. Vint le moment de vérité, point d’orgue de la campagne : nous partîmes à votre rencontre, donnant ainsi tout son sens aux nombreuses heures passées à préparer ces élections. Si nous voulions recueillir votre assenti¬ment, c’était pour vous servir et faire entendre votre voix. C’est avec enthousiasme que nous vous avons abordé, pour nous présenter, nous et notre action, et écouter vos désirs. La chaleur de votre accueil nous a permis de mesurer votre attente d’une représentation gratuite et sans parti pris. Maintenant que vous nous avez accordé vos voix, nous allons tâcher de nous en montrer dignes. Mais pour cela nous avons encore besoin de vous : n’hésitez pas à venir au local à nos horaires de permanences, à nos réunions de doléances, pour nous faire part de vos idées pouvant améliorer la vie à la Sorbonne. L’autorité que vous nous avez donnée n’a de sens qu’à votre service.

Clémence HOUDAILLE

Nouvelles des conseils : Comités de pilotage des 3 et 24 février 2003

Il fut principalement question des travaux entrepris à Serpentes et de ceux prévus à Clignancourt et Michelet, ainsi que de la réforme ECTS. La deuxième année du Master, correspondant au DEA actuel, sera-t-elle accessible après une sélection, ou après simple validation de la première année ? La maîtrise est-elle appelée à disparaître ? La préparation au CAPES comptera-t-elle dans les crédits devant être acquis pour valider le Master ? Autant de questions qui se posent aux directeurs d’UFR, lesquels ont maintenant la balle dans leur camp. Ils sont invités à ne pas oublier de travailler avec les élus étudiants, comptez sur nous pour défendre vos intérêts dans cette réforme !

"Non-politisé" et "Politique", comment ?

L’activité des syndicats entre incontestablement dans le domaine de la politique entendue comme le souci prudent du bien commun. Mais en même temps, le rôle des syndicats n’est pas de « faire de la politique » au sens que l’on donne généralement aujourd’hui à ce terme. Notre syndicat n’a pas le caractère d’un parti politique qui lutte pour le pouvoir. Il ne sera jamais soumis aux décisions des partis politiques ni n’aura de lien avec eux. En effet si telle était notre situation, nous perdrions facilement de vue ce qui est notre rôle spécifique, Défendre les Intérêts des Etudiants de la Sorbonne, et nous deviendrions au contraire un instrument pour d’autres buts...

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